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Les civils réfugiés étaient évacués en train vers l'intérieur du pays. 41 départements les accueillirent : 38.000 en Seine-
Maritime 
Toute la flottille de pêche de la côte belge s'abrita dans les ports français, depuis la Normandie jusqu'à la façade Atlantique,
notamment à l'île de Sein. 
Les camps d'instruction des recrues de l'armée s'installèrent à Granville, Bayeux, Caen, Fécamp, Dieppe, Saint-Lô, Eu, au
camp d'Auvours, etc.... . 
La base navale du Havre recevait de nombreux convois, dont ceux amenant le cuivre du Katanga servant pour les munitions.
Les chemins de fer belges - son ministère était à Sainte-Adresse - avaient 7.000 agents en France, entretenaient 2.000
locomotives, des dizaines de milliers de wagons, sous la direction d'un général du Génie, le baron Empain
 
C'est au Havre que se trouvait la plus grande fabrique belge d'armement, détruite le 11 décembre 1915 par une catastrophe
(ce jour-là, 320 tonnes explosèrent, faisant 101 morts, 1.500 blessés et pulvérisant 24.000 m² d'usine.
La détonation fut entendue à 100 Km à la ronde).
l'explosion de l'usine pyrotechnique belge causa des dégâts considérables à Graville et à Harfleur. Reconstruite en un mois,
elle fournit, en 1916, 200 canons, 97.000 grenades, 1.450.000 obus, 44 millions de cartouches. 
Sainte-Adresse a vécu, entre 1914 et 1918, sous un double drapeau. Les couleurs françaises et belges qui encadrent la
statue du roi Albert 1er à l'entrée de la ville. 

2  Le Gouvernement

Belge à Sainte

Adresse

Le Miroir 8 novembre 1914